Réflexions

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    astronome64
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    La vie de chacun d’entre nous est un carré d’as, jeté sur le tapis de la réalité.

    As de pique pour naitre, trèfle, pour avoir la chance de vivre, cœur, pour aimer ou souffrir, et carreau pour y rester…

    On ne sait pas si on gagne ou on perd par la suite, devons nous nous satisfaire de faire fureur, lorsque tombe la paire de cœur? En tout cas cette partie nous en aura fait voir de toute les couleurs…

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    Le monde dans lequel nous vivons est un lieu dynamique, donc temporel.

    Les recherche scientifiques constatent que la zone la plus éloignée qui nous est possible de cartographier remonte à 13,7 milliards d’années lumières, à ce stade il n’existait quasiment aucune séparation, le monde n’était qu’une soupe de particules d’espace et de temps, extrêmement chaud et extrêmement dense.

    D’après les calculs des scientifique, impuissants de pouvoir remonter visuellement avant ce moment, on détermine qu’au moment du big bang, l’intégralité de l’univers était contenu dans un seul point, des milliards de fois plus petit qu’une tête d’épingle.

    Ce qui sépare les choses, c’est le temps, il rend l’espace dynamique, mais je reste persuadé qu’énergétiquement, les particules qui nous constituent, ainsi que tout l’univers, sont intrinsèquement liées, multidimensionnelles, et intemporelles.

    Notre monde est comme l’une des cases d’une boule à facettes. On ne perçoit son reflet que quand la lumière l’éclaire…

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    Un Univers d’images…

    Qu’est ce qu’une image? Une explication capable d’expliquer une autre explication.

    Dans mon Univers, tout n’est qu’image, où, à la manière d’une poupée gigogne, chaque explication renferme l’image de sa propre explication.

    Alors, me direz vous, à quoi bon tenter de comprendre des explications, si elles sont toute similaires?

    Mais qu’il y a-t-il à comprendre? Où nous mène trop de compréhension? Vers trop de certitudes? De doutes? Vers l’envie de comprendre encore et toujours?

    Ou bien vers l’envie de lâcher prise?

    Je dirais que l’important n’est pas tant ce qu’il y a à comprendre, mais la façon dont on tente de le faire.

    Le réel est-il seulement fait pour être compris de manière rationnelle?

    Certes, la raison explique bien des choses. Elle range les phénomènes, dans des tiroirs de compréhension, étiquetés de noms logiques. Cette manière qu’à notre raison d’ordonner les choses, semble être rassurante pour nous. Elle nous aide à comprendre comment le monde fonctionne, mais nous aide-t-elle vraiment à nous y épanouir?

    Ce qui nous habitue à trouver un monde merveilleux et improbable, comme étant normal, c’est notre mémoire. Elle nous aide à trouver que le monde est normal.

    Mais au fond, est-ce vraiment une aide, que de formater notre perception de l’environnement qui nous entoure?

    Ne serait-il pas de bonne augure d’actualiser de temps en temps notre perception?

    Osons oublier que nous étions déjà dans ce monde hier, et osons l’observer, les yeux fermés. Déclassifions nos certitudes.

    Regardons un peu ce monde face à face, sans avoir peur, un peu comme Alice, et tombons dans un puit sans fond, afin de nous retrouver subitement dans un Univers de merveilles.

    Sommes nous enfin dans cet Univers, ou bien y étions-nous déjà?

    Conceptualiser des phénomènes en images, est la clef « intuition », ouvrant la porte « compréhension ». Ouvrir cette porte ne veut pas dire que l’on a compris d’où elle provient, puisque cette porte n’est pas une chose à comprendre, mais la compréhension elle même.

    Et si je vous disais que le monde est un papillon.

    Tenteriez-vous de comprendre ce qu’est un papillon?

    Voudriez-vous simplement laisser bercer votre regard, par les mouvements perpétuels de ce papillon? Voudriez vous l’observez pour vous épanouir?

    Ou bien tenter de le saisir, de le piéger, de le figer, de le tuer et de l’épingler à un tableau pour mieux le classifier et le comprendre?

    Le papillon est-il fait pour être compris? Ou est-il la compréhension elle même? En fait, ce papillon est une image.

    Ce que je souhaite expliquer à travers ces images, c’est que l’on peut très bien comprendre des phénomènes, sans se les approprier. Nous sommes tous en mesure de le faire, mais nous avons peur de le faire. Au fond, nous préférons nous rassurer, plutôt que de nous épanouir.

    En transformant le mystère et l’improbabilité, en explication rationnelle et en normalité, nous comblons le vide qui nous sépare de nous même.

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    La réalité est l’interprétation de rien

    Se fier à ses sens et à sa mémoire, pour comprendre comment la nature s’ordonne, ce qu’elle est, ne mène pas vers l’explication, mais l’interprétation.

    Pour comprendre la nature, il faut avant tout, oublier tout ce que nos sens et notre mémoire nous font croire.

    L’exercice de vie le plus difficile, n’est pas de donner un sens à notre existence, mais d’accepter qu’elle n’a de sens, que dans celui que nous lui attribuons, et dans l’interprétations de ce qu’elle est. Le plus difficile est de faire face au réel, dans la vacuité, en étant vidé de toute formes d’interprétation.

    Au fond, donner un sens à la vie, c’est se rassurer face à l’éternité. Sans l’interprétation que nous lui attribuons, le réel n’est que néant, et paradoxalement, sans ce néant, aucune forme de vie consciente ne pourrait l’interpréter comme étant réel.

    Donner un sens à la vie, c’est comme écrire des mots, entre deux morceaux de rien. C’est former une phrase structurée, à partir de ce rien.

    Les mots qui forment ce sens, ne sont pourtant que ma propre invention, ma propre interprétation, mais ils comblent tout ce qui n’est rien d’autre que du « rien ».

    Donner un sens à la vie, c’est créer ce qui n’est pas, c’est comme écrire des phrases, c’est comme mesurer le temps avec les aiguilles d’une montre, c’est comme assigner des unités à des chiffres ou à des nombres, pour former des mesures, c’est comme compter, ordonner, classifier, c’est comme jeter des pierre sur le sol d’un chemin inconnu, pour retrouver son retour.

    Donner un sens à la vie, c’est ordonner sa propre incertitude.

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